samedi 20 juillet 2013

cuisine


 la meilleur facon d'avoir un bon hummeur pour cuisinier et faire des bons plats 
c'est d'avoir une cuisine bien faite.
simple cuisine
                                                   extra cuisine  pour  une bonne matinée
                                                                       cuisine classique
                                                              cuisine classique simple
                                              fait une bonne choix pour un delicieux petit dejeuner     





L’entrée d’une maison Feng Shui

  

Une porte d'entrée est un seuil de transition entre le monde extérieur et celui du foyer. L'allée du jardin et le porche sont les voies menant à ce seuil. La tradition a longtemps voulu que l'on suspende des objets rituels aux portes d'entrée afin de placer la maison sous des auspices favorables. Ainsi, il existait un rite qui consistait à placer sous le porche cinq pièces de monnaie brillantes pour attirer dans une maison l'amour et la prospérité.
Pour qu'une entrée soit accueillante, il faut d'abord qu'elle soit claire, qu'elle laisse la lumière entrer à flots pendant la journée et qu'elle bénéficie le soir venu d'un éclairage doux et chaleureux. L'éclairage indirect est celui qui convient le mieux à un hall plutôt sombre : en se reflétant sur le plaffond et les murs (peints de couleurs pâles de préférence) ou encore sur les miroirs, la lumière agrandit l'espace et le rend plus harmonieux.
La couleur est le deuxième facteur le plus important à prendre en compte. A la fois lieu d'accueil des visiteurs et espace de distribution des pièces de la maison, l'entrée doit être décorée de teintes chaudes et lumineuses. Attention toutefois au rouge, somptueux dès que la nuit tombe, mais assez oppressant pendant la journée.
Pour être agréable la circulation de l'énergie dans la maison, une entrée ne doit pas être encombrée de mobilier inutile. Une fois établies les fonctions qu'elle est amenée à remplir, n'y introduisez que les meubles et les éléments de décoration correspondant à ces fonctions.
Enfin, si ces couleurs et l'éclairage sont des éléments importants, il ne faut pas négliger l'atmosphère du lieu, déterminée par les textures, les sons et les odeurs. Ainsi une entrée où les voix et les bruits ont tendance à résonner est tout sauf plaisante pour le visiteur.
Les energies ch'i pénètrent dans une maison par la porte principale, et ce d'autant plus librement que le seuil respecte les principes du feng shui. C'est dire toute l'importance que revêt l'aménagement d'une entrée. Pour être assuré d'accueillir chez vous des énergies favorables, vous devez soigner particulièrement l'accès à la maison, ainsi qu'à l'architecture et l'aménagement de votre vestibule.
A l'extérieur, un ch'i bloqué ou stagnant sera corrigé au moyen d'arbres ou d'allées sinueuses, tandis qu'à l'intérieur la présence de plantes vertes, de sculptures et de divers objets symboliques, ainsi que le soin porté à l'éclairage auront exactement le même effet.
C'est l'entrée qui conditionne la circulation du ch'i et qui lui donne son impulsion. L'idéal est qu'il puisse traverser le vestibule sans entraves, de façon à se trouver réparti harmonieusement dans toutes les pièces et à ressortir par une ouverture à proximité de la porte principale.
Dans un vestibule encombré et mal éclairé, le ch'i se trouve bloqué dans les recoins. A l'inverse, il déserte littéralement le couloir, lorsque celui-ci est long et nu, perturbant l'équilibre intérieur de la maison. Pour aménager et décorer convenablement un vestibule, il faut aménager le ch'i comme un corps en mouvement : l'objectif étant qu'il circule doucement et régulièrement à travers toute la maison, et non qu'il connaisse des à-coups, des blocages et des accélérations.
Les plantes touffues à feuillage arrondi, les tapis, l'éclairage tamisé ralentissent le ch'i. Les miroirs le réfléchissent vers les recoins et assurent sa bonne distribution à travers la maison. Si vous sentez que le ch'i est stagnant, réveillez-le avec des lampes, des bougies, des carillons chinois.

La maison traditionnelle japonaise



maison japonaise
A l'origine, la maison traditionnelle japonaise n'est pas faite pour être confortable mais pour être en harmonie avec la nature et pour vivre au plus près d'elle. C'est la raison pour laquelle ce type de maison est en bois et non en pierre alors que l'archipel est pleine de pierres de toutes sortes. La paille de riz (tatami) est utilisée pour le sol. L'origine de ce type d'habitat remonte au VIIème siècle, époque où le Japon importe de Chine, via la Corée, un modèle de construction qui servira de base à toute l'architecture japonaise. Il s'agit d'un bâtiment principal (moya) entouré d'une gallerie couverte (hisashi), qui est en quelque sorte l'extention. Cette possibilité de moduler l'espace grâce aux panneaux coulissants, dont on ne trouve pas d'équivalent dans l'architecture occidentale, est due au fait que dès le départ les batisseurs japonais ont conçu la maison comme un espace communautaire et non comme une succession de pièces individuelles.
 
Le terme japonais qui signifie "maison" est uchi et désigne non seulement le lieu où on dort mais aussi la famille. A l'entrée (genkan) on doit se déchausser avant de pénétrer dans la maison. Mais c'est bien le seul endroit de cet habitat où tout le monde est à égalité, car sitôt que l'on arrive dans la pièce de réception (zashiki), la position sociale impose sa place à chacun. Parmi les invités, la personne la plus importante s'assoit face au tokonoma, une alcôve où, sur fond de tableau ou de calligraphie, on a disposé un bouquet de fleurs. Les autres invités prendront place autour de la table (unique meuble de la pièce), selon un ordre hiérarchique très précis.
 
Le propriétaire d'une maison japonaise ne cherche jamais à faire dans l'ostentatoir ou le superflu. Ce qui au Japon fait la qualité d'un espace à vivre n'est pas  le luxe ni le confort, ni même la luminosité des pièces, mais une notion difficilement traduisible : le shibui. Ce terme possède plusieurs significations dont celles de tranquille et de beau sans être pour autant inerte, d'original mais aussi de familier, de sobre tout en étant intéressant…En réalité l'espace traditionnel japonais est d'une telle sobriété qu'il confine à l'intemporel, au quasi-abstrait. Il n'y a ainsi pas de chambre à coucher, celle-ci étant entièrement escamotable grâce à de profonds placards (oshiire) où l'on range les futons, sorte de matelas assez fins pour être repliés. Cet astucieux système permet d'affecter la pièce à d'autres usages durant la journée. La cuisine (dairoko) est en revanche uniquement destinée à la préparation des repas, mais elle est rarement accessible aux invités. La maison traditionnelle japonaise en bois a été construite jusque dans les années 50.

Blobitecture - La montée de l'architecture organique

  Architecture- La montée de l'architecture organique

Blobitecture – The Rise of Organic Architecture



Projet de musique d'expérience, Seattle, Image Darwin de Bell
Ils pourraient peut-être être à risque de croiser comme les personnages d'une scène à partir d'un certain film de Monty Python, mais certaines personnes continuent d'insister sur posant la question qu'est-ce que les ordinateurs ont fait pour nous? Une réponse controversée pourrait certainement être blobitecture (ou, blobism, blobismus ou blob architecture) pour ce terme architectural n'aurait pas pu devenir réalité sans eux.
They might perhaps be at risk of coming across like characters in a scene from a certain Monty Python film, but some people still insist on asking the question what have computers ever done for us?  One mooted answer could certainly be blobitecture (or, blobism, blobismus or blob architecture) for this architectural term could not have become reality without them.
Selfridges, Birmingham Royaume-Uni - Image Mags_cat
Selfridges, Birmingham Royaume-Uni - image Wojtek Gurak
Selfridges, Birmingham UK - Image de Wojtek Gurak
Pourtant, ce qui est blobitecture? Il est un terme pour une école d'architecture dans lequel les formes organiques sont le but, exorbités, cellulaires, des bâtiments amibes son expression. Bien que le terme ne semble pas en version imprimée qu'en 2002, l'architecture blob avait été utilisé comme une expression dans les milieux architecturaux depuis le milieu de la décennie précédente. Il a notamment été le New York Times qui a d'abord amené à une plus grande attention, dans le cadre de William Safire Sur la colonne de la langue.
Yet what is blobitecture?  It is a term for an architectural school in which organic shapes are the aim, bulging, cellular, amoeba-like buildings its expression.  Although the term did not appear in print until 2002, blob architecture had been used as an expression in architectural circles since the middle of the previous decade.  Notably it was the New York Times which first brought it to greater attention, as part of William Safire’s On Language column.

Guggenheim Bilbao, Image dyangchi
Guggenheim Bilbao, Image Cuellar
Safire n'a pas utilisé le terme poliment. Cependant, c'était un mot qui, grâce à son dénigrement de la forme, ont décollé et sont venus à définir. Pourtant, le changement des définitions et quand Safire a lancé sur le reste du monde, il la parole (et la forme que les gens l'ont vu) allaient évoluer.
Safire did not use the term politely.  However, it was a word that, thanks to his denigration of the form, took off and came to define it.  Yet definitions change and when Safire launched it on to the wider world it the word (and the form as people saw it) would evolve.
Le Sage, Gateshead Royaume-Uni - image alephnaught
Millennium Bridge et The Sage, Gateshead Royaume-Uni - Image de Simon et Vicki
Le Sage, Gateshead YK - image hap
Blobitecture se distingue des autres formes architecturales comme entièrement créée à partir de la conception assistée par ordinateur (CAO). Architectes emploient CAD pour contrôler les contours des bâtiments de pratiquement n'importe quelle forme. Pour leur permettre de faire cela, le logiciel calcule automatiquement équations mathématiques qui implant précision structurelle et de fiabilité dans la conception. Avant l'échéance du CAD comme un outil, les architectes sont restés sous l'emprise d'un caractère géographique conventionnel car ils étaient certains que ces formes ont une stabilité structurelle. Maintenant, grâce à un logiciel de CAO, la forme d'un bâtiment a un potentiel illimité.
Blobitecture is distinct from other architectural forms as it wholly created from computer-aided design (CAD). Architects employ CAD to control buildings' outlines to practically any form. To enable them to do this, the software automatically computes mathematical equations that implant structural accuracy and dependability into the design. Before CAD's maturity as a tool, architects remained in thrall to a conventional geographical character as they were certain that these shapes had structural stability. Now, thanks to CAD software, the shape of a building has unlimited potential.

Experience Music Project, Seattle - Image de Darwin de Bell
Projet de musique d'expérience, Seattle - Image de J-Bird en K-Town
Projet de musique d'expérience, Seattle - image Selva
Nous avons architecte Greg Lynn à remercier pour la durée initiale - il a inventé en 1995 pour donner la définition de ses expériences en matière de conception numérique. Il a utilisé le logiciel metaball, la technique qui avait été inventé par Jim Blinn (un informaticien NASA) dans les premières années des années 1980. Cette modélisation Dupont (termes réels) a permis la création d'objets à n dimensions organique prospectifs, où n est le nombre de dimensions (généralement 2 ou 3) est mesuré.
We have architect Greg Lynn to thank for the original term – he invented it in 1995 to give definition to his experiments in digital design.  He used metaball software, the technique for which had been invented by Jim Blinn (a NASA computer scientist) in the first years of the 1980s. This blobby modelling (real term) enabled the creation of organic-looking n-dimensional objects, where n is the number of dimensions (usually 2 or 3) being measured.
Le Blob, Eindhoven Pays-Bas - image Andrew B47
Le Blob, Eindhoven Pays-Bas - Truss de l'image, Bob + Jan trop
Lynn a utilisé le terme comme un substitut de forme biomorphique, dérivant d'une sorte d'acronyme à partir d'une description technique d'une forme informatique formé - un grand objet binaire. Il a envisagé architectes blob découvrir une nouvelle forme de splendeur, de sophistication et d'élégance dans la forme voluptueuse, cadencé et vallonné du calcul différentiel.
Lynn used the term as a substitute for biomorphic form, deriving it from a kind of acronym from a technical description of a computer-formed shape - a binary large object.  He envisioned blob architects discovering a new form of splendor, sophistication and elegance in the voluptuous, cadenced and undulating shape of differential calculus.

Zlote Tarasy à Varsovie Pologne - Image de Zlote Tarasy
Zlote Tarasy à Varsovie Pologne - image Wasilka
Zlote Tarasy à Varsovie Pologne - image Access.Denied
Dit simplement, sans conception assistée par ordinateur, blobitecture serait impossible - tout comme les nouvelles et inhabituelles formes que les architectes et les concepteurs de meubles ont été des expériences avec peu de temps après Lynn. Les manipulations des algorithmes nécessaires pour obtenir les formulaires sont impossible à faire sur papier.
Put simply, without computer-aided design, blobitecture would be impossible – as would the new and unusual forms that architects and furniture designers were experimenting with shortly after Lynn.  The manipulations of the algorithms needed to derive the forms are impossible to do on paper.
City Hall, Londres - image Kol Tregaskes
City Hall, Londres - image Dmitry B
City Hall, Londres - image K_Gradinger
Pourtant, si vous affichez blob architecture de l'idée de la forme plutôt que celle de la technologie, il ya certainement des précédents - et les bâtiments qui rempliraient votre définition. Projets par Buckminster Fulller, célèbre pour dômes géodésiques, ont le style et la structure qui sera plus tard associé à l'architecture blob. L'anglais Archigram groupe architectural s'est intéressé à des formes qui pourraient être créés à partir de plastique ou même gonflés. Leurs idées seraient probablement considérées comme blob par au moins le profane.
Yet if you view blob architecture from the idea of form rather than that of technology there are certainly precedents – and buildings that would fill your definition.  Projects by Buckminster Fulller, famous for geodesic domes, have the style and structure which would later be associated with blob architecture.  The English architectural group Archigram was interested in shapes that could be created from plastic or even inflated.  Their ideas would be likely looked upon as blob by at least the layman.

Graz Art Musem, Graz Autriche - image rpeschetz
Musée des Arts Graz, Graz Autriche - image Watz
Musée des Arts Graz, Graz Autriche - image Identity Chris Est
Un membre d'Archigram, Peter Cook, irait à être à l'avant-garde de l'architecture blob avec le Musée d'art de Graz (Autriche) en 2003. Ce bâtiment et d'autres ont pris la définition de l'architecture blob de son original, si étroite, l'interprétation - qu'il devait naître uniquement des techniques de modélisation informatique.
A member of Archigram, Peter Cook, would go on to be at the forefront of blob architecture with the Graz Art Museum (Austria) in 2003.  This building and others has taken the definition of blob architecture from its original, if narrow, interpretation – that it was to be born solely from computer modeling techniques. 
Aqua Tower, Chicago - image ChicagoGeek
Aqua Tower, Chicago - Image de John Picken
Aqua Tower, Chigo - Image de John Picken
Avec toute définition, il faut aller avec l'esprit du temps. Significations changent et maintenant blobitecture est associé beaucoup plus largement que l'idée originale de Lynn. En fait, tout bâtiment en forme ou à la recherche étrange est souvent désigné comme un exemple de la forme, qui tout en n'étant pas correcte, est juste en termes de la définition populaire du mot.
With any definition, one must go with the zeitgeist. Meanings change and now blobitecture is associated much more widely than Lynn’s original idea.  In fact any odd shaped or looking building is often referred to as an example of the form, which while not being correct, is right in terms of the popular definition of the word.
Projet de musique d'expérience, Seattle - image Selva
Guggenheim Bilbao - image Le monstre français
Frank Gerhy a pris à l'architecture de Blob en 1997 avec son design pour le musée Guggenheim de Bilbao et a suivi avec EMP | SFM (connu sous le nom de projet de musique d'expérience pour faire court) en 2000. Pourtant, bien que celles-ci seraient à l'œil non averti regarder la quintessence de l'architecture blob, suite à son étroit des définitions, elles ne sont pas. La raison? Ils ont été conçus en utilisant des modèles physiques plutôt que des manipulations informatiques.
 Frank Gerhy took to Blob architecture in 1997 with his design for the Guggenheim Museum Bilbao and followed it up with EMP|SFM (known as the Experience Music Project for short) in 2000.  Yet although these would to the untrained eye look the epitome of blob architecture, following its narrowest of definitions, they are not.  The reason?  They were designed using physical models rather than computer manipulations.
 


Dancing House, Prague - image gdelargy
Gare de Seine, Paris - Image de Alexandre Vialle
Ceci en dépit du fait que le logiciel avancé de conception assistée par ordinateur a été utilisé dans leur conception. CATIA a particulièrement contribué à la conception de deux bâtiments. Cela signifie Assistée par Ordinateur application interactive en trois dimensions et est un multi-plateforme CAD / CAM / suite logicielle commerciale CAE développé par la société française Dassault Systèmes. Il est commercialisé dans le monde entier par IBM.
This is despite the fact that advanced computer-aided design software was used in their design. CATIA was particularly instrumental in the design of both buildings. This stands for Computer Aided Three-dimensional Interactive Application and is a multi-platform CAD/CAM/CAE commercial software suite developed by the French company Dassault Systemes.  It is marketed worldwide by IBM.

Bibliothèque philologique, Berlin - Image de maha-ligne
Bibliothèque philologique, Berlin - Crédit d'image Jonas_K
Techniquement, le premier bâtiment conçu par des techniques d'architecture blob pur a été le Pavillon de l'eau, une structure temporaire en Hollande qui était de 1993 à 1997. Il a été construit par Lars Spuybroek (NOX) et Kas Oosterhuis et était de nature informatique entièrement. Son intérieur a été entièrement interactif électronique - lumière et le son peuvent être modifiées par les visiteurs.

Technically the first building designed through pure blob architectural techniques was the Water Pavilion, a temporary structure in Holland which stood from 1993 – 1997.  It was built by Lars Spuybroek (NOX) and Kas Oosterhuis and was of a fully computer based nature. Its interior was fully electronically interactive – light and sound could be changed by visitors.

Allianz Arena, Munich - image Trodel
Allianz Arena. Munich - image dloop
Un autre bâtiment qui est considéré comme blob architecture sont l'Allianz Arena par Herzog et de Meuron. Norman Foster s'est également impliqué avec blob architecture, avec sa conception de la Bibliothèque philologique à Berlin ainsi que le Sage Gateshead qui à la fois ouvert ses portes en 2004.
 Another building that is considered blob architecture are the Allianz Arena by Herzog and de Meuron. Norman Foster has also involved himself with blob architecture, with his design for the Philological Library in Berlin as well as the Sage Gateshead which both opened in 2004.


Musée des Arts Graz, Graz Autriche - image Weiko
Comme les architectes rompent plus libre à partir de formes géométriques traditionnels, on s'attend à blobitecture de devenir un aspect plus familier des paysages urbains mondiaux. CAD est capable de produire des formes illimitées de blob architecture et de nombreux architectes motivés profitent des limites apparemment illimitées de blobism de pousser l'architecture à ses dernières limites.
 As architects break further free from traditional geometrical shapes, blobitecture is expected to become a more familiar aspect of global cityscapes. CAD is able to produce unlimited forms of blob architecture and many motivated architects are taking advantage of blobism’s seemingly unlimited boundaries to thrust architecture to its farthest limits.

L’architecture coréenne

L'architecture coréenne pré-moderne peut être classée en deux catégories principales : le style des palais et des temples, et le style des habitations ordinaires présentant de nombreuses variations régionales.
Pour le premier, les architectes de la Corée ancienne adoptèrent le système de soutènement. Quant au second, il se caractérisait par des toits de chaume et un chauffage par le sol appelé ondol. Les maisons de l'artistocratie étaient plus grandes et leur toit était en tuile. Les toitures étaient élégamment cintrées et soulignées d'avants-toits légèrement surélevés.
L'environnement naturel fut toujours considéré comme un élément de la plus haute importance dans l'architecture coréenne. Par exemple, de nombreux temples bouddhiques à travers le pays étaient situés dans des montagnes réputées pour leur beauté, et ils étaient construits de manière à s'harmoniser parfaitement dans le cadre naturel. Dans le choix d'un site en construction, les Coréens tendaient à accorder une signification particulière à l'environnement naturel.
Un endroit ne convenait à la construction que lorsqu'il offrait une vue convenable sur "les montagnes et l'eau"; Cette recherche d'un contact constant avec la nature n'était pas seulement une exigence d'ordre esthétique, mais relevait également des principe de géomancie dans la psychologie coréenne.
L'architecture occidentale fut introduite en Corée, lorsque celle-ci s'ouvrit au monde extérieur, vers la fin du XIXème siècle. Les églises et les bâtiments des légations étrangères furent construits par des architectes et des ingénieurs occidentaux pendant cette période.
Dans les premiers développements de l'architecture moderne, les Coréens s'impregnèrent des idées et des techniques nouvelles en s'inspirant des architectes occidentaux. Parmi ces pionniers des années 30, on compte Pak Tong-jin qui conçut le bâtiment principal de l'université de Corée.
L'architecture coréenne entra dans une nouvelle phase de développement au cours de la période de reconstruction qui suivit la guerre de Corée, après le retour de l'étranger de deux jeunes architectes ambitieux de grand talent : Kim Chung-up qui revenait de France et Kim Su-keun qui revenait du Japon. Parmi les édifices particulièrement notables de Séoul, on compte le stade Olympique de Kim Su-keun, le centre culturel Sejong de Um Tok-mum, et le Centre des arts de Kim   Seok-chul.
Séoul s'est rapidement transformée en une fascinante vitrine des styles et courants architecturaux modernes. La ligne d'horizon en perpétuelle évolution de la capitale, formée par ses gratte-ciels, témoigne de la rapidité spectaculaire des changements vécus par la nation ces dernières années.  

L’architecture vietnamienne

L'architecture vietnamienne fut portée sur les fonds baptismaux par plusieurs parrains qui l'influencèrent : Chinois au nord, Indiens et Khmers au sud. C'est d'abord dans le tracé des villes, des palais, temples, tombeaux impériaux et maisons communales qu'on découvre l'architecture vietnamienne traditionnelle.
Villes, tombeaux, palais étaient dessinés suivant des critères astrologiques et géographiques très précis. Pour déterminer le site, on appliquait la géomancie, science prenant en compte la configuration des astres au moment de la recherche du site, et aussi, parfois, des histoires de yin et de yang.
Des villes comme Hanoi et Huê, les grands tombeaux impériaux, les temples de Hoa Lu….répondirent à cette architecture. La rencontre avec le bouddhisme permit à l'architecture vietnamienne de s'enrichir et de se détacher de l'influence chinoise. Du point de vue technique, ce qui primait, c'était le toit. Aussi les architectes portaient-ils tous leurs efforts sur les pilliers et la charpente, fixée avec des chevilles (sans clou) et sculptée abondamment, contrairement à la charpente chinoise qui était avant tout laquée. Les murs n'étaient souvent que des remplissages de bois et de brique. Ce sont surtout les temples qui exprimèrent cette autonomie. Construits en forme de "h", ceints de murs sur trois côtés et d'un grand portique sur le devant, ils essaimèrent dans tout le Vietnam. Plus tard c'est dans l'édification des maisons communales dédiées au génies protégeant les villages, que s'exprima pleinement l'art vietnamien, notamment du XVIIème au XIXème siècle.
Quand aux pagodes, elles présentent souvent le même plan : trois salles en parallèle reliées au milieu par un couloir ou de petits ponts. La première, genre vestibule ou narthex, avec deux immenses génies (le bon et le méchant ou le bonheur et le malheur, ainsi que d'autres petits génies protecteurs). Au milieu, les brûle-parfums, les plateaux d'offrandes, les énormes grelots de prières en forme de carpe. Dans la dernière salle, les représentations des plus célébres mandarins et bonzes ainsi que des bouddhas du passé, du présent et de l'avenir.
L'architecture rurale vietnamienne utilise bien sûr les matériaux offerts par la nature : bois , bambou, palme, chaume de riz. Elle exprime deux influences : sur pilotis, c'est proche du style thaï ; de plain-pied, on est plus proche du style chinois. Là aussi la charpente est l'élément le plus important de la construction. A noter que la chaume de riz et les feuilles de palmes sont de plus en plus remplacés par des tuiles dites "bordelaises". Il est amusant de découvrir qur cette technique de tuile mécanique, introduite par des colons français pour leurs villas au XIXème siècle, s'est répandue au fin fond des campagnes vietnamiennes.
Quand à l'architecture moderne, elle se distingue par le style colonial français aux réminescences néoclassiques haussmanniennes, Art déco ou style villas de Cabourg. La cathédrale de Phat Diem, en photo, est un exemple de cette incroyable intégration architecturale. Ce style fut relayé à l'indépendance par l'architecture soviétique néostallinienne, le monumental bétonné et grandiloquent, dont l'un des plus beaux fleurons est la mairie de Hanoi. 

L’architecture thaïlandaise

L'architecture thaïlandaise est l'un des plus belle et raffinée d'Asie. La période de Sukhothai (XIIIème et XIVème siècles) est considérée comme l'apogée de la culture thaie par ses apports majeurs en matière d'art et d'architecture. La sculpture est l'un des témoignages durables de la période de Sukhothai. Elle se carectérise par le visage gracieux d'un Bouddha au nez aquilin, méditant assis, ou plus notablement par un Bouddha à la démarche souple. Ces repésentations sont les plus belles jamais réalisées. La ville de Sukhothai s'étendit et exporta le style décoratif et les ornements des capitales Khmères.
Par l'introduction des techniques chinoises de construction en bois et de polychromie, ainsi que par l'influence japonaise des lignes courbes gravées, le wat, ou temple, pourvu de peintures murales, de sculptures bouddhistes et de spacieux bâtiments administratifs et religieux, définit le tout premier style purement bouddhiste thai.
Cette période jeta les bases de l'achitecture du wat thailandais, ainsi classées par ordre d'importance artistique : le phra chedi (ou stupa), le bot, le wihaan, le phra prang, le mondop et le prasat, tous définis plus loin.
Le phra chedi, en forme de dôme – souvent appelé chedi et plus connu en Occident sous le nom de stupa – est la structure la plus vénérée. Il s'agit d'une forme élaborée de tumulus. A l'origine, il renfermait des reliques du Bouddha, puis celles de vénérables hommes ou souverains. Un stupa est un dôme ou tumulus construit sur une base ronde (socle), surmonté d'une assise cubique représentant le Bouddha assis abrité du chatra (ombrelle) constitué d’un pu plusieurs étages (généralement 9). Il en existe de toutes formes en Thaïlande. La plus sacrée est le chedi d'or de Nakhon Pathom.
Le bot (ubosoth ou uposatha) est l'endroit où les bhikku (moines) méditent et où toutes les cérémonies se déroulent. Il est constitué soit d'une large nef, soit d'une nef et d'ailes latérales construites sur un plan rectangulaire enchâssé d’une représentation du Bouddha. L'extrémité de chaque arête du toit est décorée d'élégants chofa (pompons du ciel) qui rappellent les cornes d'un animal. On dit qu'ils représentent les oies célestes ou le Garuda (un monstre mythologique monté par Shiva). Les pignons triangulaires sont décorés de boiserie dorée et de mosaiques de verre.
Le wihaan (vihara ou viharn) est une réplique du bot destinée à préserver les représentations du Bouddha.
Le phra prang, apparu avec la cour d'angle des temples khmers, est une nouvelle forme de stupa thailandais elliptique, qui abrite également un Bouddha.Le mondop est fait de bois ou de brique, monté sur une base carrée et soutenu par des piliers. Le toit pyramidal se compose d'une série d'étages en escalier parés des mêmes ornements en dégradé qu'un pinacle. Le mondop sert à abriter des objets sacrés (comme á Saraburi, où se trouve l'empreinte sacrée du Bouddha), ou fait office de bibliothéque ou de lieu d'entreposage des objets de cérémonies religieuses, tel que Wat Phra Kaeo à Bangkok.
Le prasat (château) est un héritage direct des temples Khmers. Il se caratérise par sa flèche au sommet arrondi et son plan cruciforme. Au centre se situe un sanctuaire carré pourvu d'un sikhara abrité d'un dôme et de quatre antichambres ressemblant à des porches, servant à protéger l'édifice principal et conférant à l'ensemble un contour découpé. Le prasat sert à abriter soit le trône royal, soit des objets d'adoration, comme à  Wat Phra Kaeo (Bangkok), dans lequel se trouvent les statues des rois de la présente dynastie.
Les structures architecturales de moindre importance incluent le ho trai ou bibliothèque, qui abrite des livres en feuilles de palmier; le sala, pavillon ouvert destiné au repos, ainsi que le ho rakhang, beffroi thailandais.
Les périodes de Ayutthaya et de Bangkok ont répandu le style de Sukhothai,parant ainsi de mille raffinements les matériaux et l'architecture. La période de Ayutthaya connut un renouveau khmer durant lequel les souverains d'Ayutthaya se rapprochèrent pour un temps de l’hindouisme et construisirent quelques temples et édifices de style néo-khmer. L'art et l'architecture caractérisant Bangkok à ses débuts furent directement inspirés par les styles dominants de l'ancienne capitale. Après la destruction de Ayutthaya au XVIIIème siècle, les nouveaux dirigeants, qui s'étaient établis à Thonburi, traversèrent rapidement la Chao Phraya pour s'installer á Bangkok. Ils tentèrent alors d'imiter la plupart des édifices distinctifs de la ville de Ayutthaya en incorporant des éléments khmers (Wat Arun), chinois, nord-thailandais et, dans une moindre mesure occidentaux, visibles dans les structures, palaces, peintures murales et wat contemporains.
La derniére influence majeure dans le développement architectural et artistique de la Thailande fut occidentale. On dit souvent qu'il s'agit du style dominant d'aujourd'hui. la tendance commença avec l’ouverture de la Thailande à l'Europe au crépuscule de la période de Ayutthaya. Les jésuites missionnaires et les marchands français apportèrent avec eux une mode résolument baroque. Malgré la réticence qui caractérisa longtemps les relations du pays avec l'Occident, l'influence européenne parvint finalement à se frayer un chemin.
Des éléments néoclassiques furent largement incorporés, notamment dans le temple de marbre de Bangkok, commencé sous le règne de Chulalongkorn en 1900 et conçu par son demi-frére, le prince Naris. Quelques dizaines d'années plus tard, l'art déco prit une ampleur considérable, comme on peut le constateraujourd'hui à la gare de Hua Lampong et le long de Ratchadamnoen. Le style est si prédominant que les spécialistes utilisent le terme de « Thaï deco ».
Aujourd'hui, á la grande consternation de quelques architectes du pays, tous les styles se mélangent : moderne, grec, Bauhaus, sophistication chinoise et origines thailandaises se côtoient, donnant ainsi un résultat souvent intéressant et parfois plaisant. Une grande partie de Bangkok ressemble beaucoup aux autres capitales asiatiques de forte expansion, telles que Hong-Kong et Singapour. Les maisons typiques de bois sont rasées au profit des grands ensembles. Les appartements et bureaux situés dans de hauts immeubles modernes hâtivement construient contrastent avec les émouvants trésors architecturaux de la ville, fort heureusement préservés pour les visiteurs amateurs d'arts asiatiques. Le palais royal (en photo) est un des plus bel exemple de l'architecture thaï.

vendredi 19 juillet 2013

introduction sur l'architecture

I. INTRODUCTION

1-


Architecture = art de construire
Construire = occuper l'espace, le découper, le limiter
=> L'architecture donne une forme à l'espace.
Les formes dépendent du choix des matériaux et de la façon de les assembler. Ici intervient l'esthétique, préférer une forme plutôt qu'une autre, ce qui constitue le style, donc une manière de s'exprimer par les formes.
Tout art est relié à celui qui le précède, même si c'est une relation d'opposition.
Notre civilisation occidentale a été fortement influencée par l'art antique (art grec, art romain).
2-architecture (art), art de bâtir, du grec arkhê (le commencement, le commandement ou le principe) et tektôn (charpentier ou bâtisseur). On entend aujourd’hui le mot " art " comme celui de création, travail de l’artiste. Il faut se rappeler son origine : l’ars latin, l’exercice d’un métier, et plus précisément, l’habileté et les connaissances acquises pour son exercice. L’architecte actuel conserve dans sa pratique cette dualité. Pour approcher l’architecture, il convient de s’attacher à l’objet, à ses formes et ses fonctions, autant qu’à une pratique et à ses protagonistes.

II. L’ART DE BÂTIR

L’architecture consiste essentiellement à élever des édifices dans un cadre culturel et technique donné. Pourquoi construire ?
A. Le programme
La construction d’un édifice relève d’un besoin individuel ou collectif, de nature utilitaire (se protéger des éléments) ou symbolique (honorer un dieu, affirmer une puissance). On nomme " programme " l’énonciation des fonctions et des contraintes auxquelles l’architecture doit satisfaire pour remplir sa fonction. Il détermine le volume, la surface, l’organisation du bâtiment. On peut distinguer cinq grandes catégories d’architectures en fonction de leur usage :
- l’architecture religieuse : un temple, une église, une mosquée, etc. répondent à des programmes différents, selon les rites pratiqués et l’importance des édifices.
- l’habitation : la localisation, l’époque, les conditions économiques et culturelles supposent des contrastes considérables, de l’habitat troglodytique au château de Versailles.
- l’architecture civile : il s’agit des édifices à usage public, à l’exception des bâtiments religieux, depuis le palais de Justice jusqu’au stade olympique en passant par l’école et l’opéra.
- l’architecture industrielle : elle compte les usines, les entrepôts, etc. Certains bâtiments bénéficient depuis peu de la reconnaissance et de la protection des institutions. Outre leur valeur d’usage, les formes et leur valeur de témoignage social et historique sont ainsi reconnues.
- l’urbanisme : l’aménagement urbain peut concerner le détail (une place, une rue) ou l’ensemble d’une ville (des villes ont été entièrement planifiées, comme Aigues-Mortes sous saint Louis ou Brasilia au XXe siècle).
B. Les contraintes
Outre le programme et les problèmes de statique, l’architecture rencontre différentes contraintes naturelles ou culturelles déterminant les choix de construction.
B.1. Le climat
Le climat détermine le choix des matériaux mais également celui des formes des édifices. Ainsi, la pente d’un toit est souvent déterminée par la quantité de pluie qu’il reçoit, le nombre et la dimension des fenêtres par les vents dominants et l’ensoleillement.
B.2. La disponibilité des matériaux
Les conditions naturelles et l’état des connaissances techniques des constructeurs déterminent l’emploi de certains matériaux.
B.3. Les conditions économiques, sociales et culturelles
Plus encore que les conditions climatiques, l’époque et les moyens de construction conditionnent sa forme. Ainsi, un peu partout, le béton armé est préféré aux matériaux traditionnels, parce qu’il est économique et rapide à mettre en œuvre. De même, les immeubles collectifs se sont imposés sous toutes les latitudes. Les contraintes de coût et d’échelle prennent aujourd’hui le pas sur des contraintes hier déterminantes, comme le climat.
C. Les moyens de l’architecture
Face à ces contraintes, l’architecture se donne des moyens : elle assujettit des matériaux bruts, en élabore de nouveaux et maîtrise des savoirs et des techniques.
C.1. Les matériaux
Les matériaux de l’architecture se caractérisent par un ensemble de propriétés physiques de résistance, d’isolation, d’aspect, etc. qui détermine leur emploi. Les principaux matériaux sont la pierre, le bois, la brique, auxquels se sont ajoutés le métal, le verre et le béton. De nombreuses régions du monde permettent l’extraction de pierre, dont la dureté et la résistance au gel est variable. Le bois, plus facile à obtenir et à mettre en œuvre, fut longtemps un matériau privilégié. Dans les pays occidentaux, son usage est aujourd’hui limité à la charpente et aux huisseries. La terre séchée (pisé) ou cuite (brique) supplée la rareté ou l’absence de ces matériaux dans de nombreuses régions. Le métal est utilisé depuis l’Antiquité comme élément de liaison dans la maçonnerie mais son usage en tant que véritable matériau de construction ne s’est développé qu’au XIXe siècle. Il en est de même pour le verre. Le béton armé, inventé au milieu du XIXe siècle, est très largement diffusé depuis la Seconde Guerre mondiale.
C.2. Les techniques
Toute construction suppose d’affronter des problèmes de statique, mais aussi d’employer les matériaux de manière à ce qu’ils supportent les pressions, tensions et tractions qui s’exercent dans tout édifice. Si aujourd’hui les architectes disposent d’importantes connaissances, grâce aux sciences de l’ingénieur, et même de moyens informatiques de simulation, il n’en fut pas toujours ainsi. L’empirisme fut la règle jusqu’au XVIIIe siècle et les plus grands architectes tenaient leur savoir de l’expérience et de l’intuition. L’effondrement des voûtes du chœur de la cathédrale de Beauvais en 1284 montre que l’audace de l’architecte a parfois devancé son savoir. L’appareil (manière dont sont taillées et disposées les pierres d’un mur) est une technique essentielle de la construction. Un mur est le plus souvent constitué d’un blocage (mortier et cailloux) tassé entre deux parois de pierres taillées (parement). Pour la couverture, les deux solutions de base sont le système pilier-linteau (les poutres sont posées sur des poteaux, des colonnes ou des murs) et le système arc-voûte (l’élément de franchissement est alors courbe et impose des efforts non pas de tension, mais de poussée vers l’extérieur qui doivent être compensés par des contreforts). La coupole ou le dôme est un type particulier de voûte sur un plan circulaire. Le premier système suppose des matériaux travaillant en compression pour le pilier (maçonnerie) et en tension pour le linteau (bois, acier, béton armé). La voûte est constituée d’un assemblage de petits matériaux (pierre, brique) ou de béton armé.
C.3. Maîtrise des techniques
Il existe une forte interaction entre l’évolution des matériaux et les solutions constructives adoptées. Cette complexité croissante exigea un savoir de plus en plus spécifique. C’est ainsi qu’au XIXe siècle, aux côtés de l’architecte et parfois le supplantant, apparut l’ingénieur. La maîtrise de l’architecture métallique a ainsi donné sa place parmi les inventeurs de formes architecturales à l’ingénieur Gustave Eiffel.
D. L’esthétique est-elle une contrainte de l’architecture ?
L’architecte n’est pas seulement un technicien : en répondant à un programme donné, il est libre de concevoir la forme qui lui convient pour son édifice. Cette liberté est toutefois soumise aux cadres idéologiques de l’époque et du lieu concerné. Ainsi, un architecte évolue dans une tradition, dans un style, une manière de construire qui codifient chacun des éléments. L’évolution de ces manières a, dans l’histoire de l’architecture, un rythme lent : séculaire le plus souvent. À l’art roman succède le gothique ... le rythme s’accélère et les styles éclatent au XIXe siècle, pour laisser place à des courants, dont l’un des plus puissants vise ... à dénoncer ces styles ! Ainsi, les architectes fonctionnalistes estiment que l’aspect du bâtiment découle de son usage plutôt que de conceptions esthétiques. Ils rejettent en cela les schémas classiques qui imposent à l’édifice de répondre à des critères formels. Dans la liberté de l’architecte de concevoir son bâtiment, le maniement des formes, même très dépendantes du style d’une époque, suppose des choix d’ordre plastique et pose l’architecte entre le technicien et l’artiste.
E. Le métier d’architecte
L’architecture est une activité qui fut et qui est pratiquée de manières diverses par des hommes dont la formation et le statut ont considérablement évolué.
E.1. L’architecture sans architectes
Le métier d’architecte n’a pas toujours existé et se limite aujourd’hui à certain édifices. En fait, la plupart des bâtiments sont construits sans qu’un architecte, reconnu en tant que tel, n’intervienne. C’est le cas de l’ensemble des constructions domestiques vernaculaires. Cette architecture, dont l’entrepreneur est souvent l’usager ou un artisan spécialisé, repose sur des savoirs traditionnels.
E.2. L’invention des architectes
Dans les grands empires des IIe et IIIe millénaires avant notre ère, les théologiens et les prêtres énoncent les règles de construction. Les chefs de chantiers, dont le rang hiérarchique est élevé mais qui appartiennent aux mêmes catégories sociales que les tailleurs de pierre ou les maçons, sont à la fois architectes et entrepreneurs. Quant à l’arkhitektôn grec, il désigne le plus souvent le maître charpentier. Cependant, aux yeux des philosophes, son mérite surpasse celui du peintre ou du sculpteur, simple imitateur de la réalité. De nombreux manuscrits médiévaux désignent Dieu comme l’" Architecte de l’Univers ", ce qui traduit le respect de la valeur de cette tâche. Nous savons cependant que les hommes qui exercent cette fonction ne sont pas désignés en tant que tels, mais le plus souvent comme " maîtres-maçons ". Le terme d’" architecteur ", puis d’architecte, calqué sur l’italien architettore, n’apparaît en France qu’au début de la Renaissance, après l’expédition de Charles VIII en Italie (1495). Jusqu’au XVIIIe siècle, la profession se confond encore avec celle d’entrepreneur. La création, à Paris, en 1671, de l’Académie royale d’architecture, organisme de conseil du roi et d’élaboration d’une doctrine, contribue à la fois à valoriser la profession et à lui donner un fondement théorique. En France, au XIXe siècle, l’architecture est enseignée uniquement à l’École nationale supérieure des beaux-arts (qui décerne un prix de Rome annuel d’architecture) et à l’École spéciale d’architecture. Les diplômés portent alors la mention DPLG : " diplômé par le gouvernement ". En 1968, l’enseignement est décentralisé et diversifié avec la création d’" unités pédagogiques ".
E.3. Les savoirs de l’architecte
Du fait des échelles actuelles très variées de pratique de l’architecture (de l’aménagement d’espaces intérieurs à l’urbanisme), les compétences requises sont très larges et une grande capacité de synthèse est indispensable. Les enseignements reçus sont d’abord d’ordre technique afin d’analyser les forces qui s’exercent sur le bâti, de connaître les matériaux et leurs qualités et de maîtriser les techniques de mise en œuvre, évolutives. Des connaissances esthétiques et une pratique plastique sont requises. Afin de répondre aux problèmes d’urbanisme posés par nos sociétés contemporaines, l’aspirant au métier d’architecte reçoit les rudiments des sciences humaines qui touchent à sa pratique : sociologie, psychologie, ergonomie, etc.
E.4. L’exercice d’une profession
La profession d’architecte peut être aujourd’hui exercée libéralement, en qualité de fonctionnaire ou comme salarié dans une agence. Un Ordre des architectes demeure. Ce métier est essentiellement un travail d’équipe, en relation avec différents professionnels : urbanistes, sociologues, paysagistes. Pour la seule conception d’un bâtiment, un seul homme parvient difficilement à réunir tous les savoirs et la capacité de travail requis. Tout chantier important est l’œuvre d’une équipe. Les agences d’architecture comptaient parfois plus de cent personnes dans les années 1960 : plusieurs chantiers étaient menés de front et les tâches étaient très fractionnées. Les agences d’architecture peuvent compter encore actuellement une cinquantaine de collaborateurs. Le temps de l’architecte " démiurge " et omniscient est loin, bien que certains d’entre eux, grâce au relais des médias, jouissent d’un prestige important.

III. APPRÉHENDER L’ARCHITECTURE

L’objet architectural est un objet spécifique et complexe. Son statut oscille entre l’objet d’art, archéologique ou monument historique, et objet d’usage courant. Le regard que nous lui portons est rarement attentif à l’ensemble de ses composantes (fonctionnelles, symboliques, esthétiques, plastiques, historiques, etc.). Intégré dans un jeu complexe de contraintes techniques et culturelles, il ne se livre pas directement à l’œil : il faut apprendre à l’appréhender.
A. Modes d’approche
Le propre d’une architecture est son caractère tridimensionnel : elle ne se livre donc que progressivement au regard. Les vues sont partielles et successives, c’est l’intelligence et la mémoire qui nous donnent une vue globale d’un édifice. Si l’observation statique permet d’appréhender une peinture, l’architecture suppose le déplacement comme mode de découverte. Outre l’expérience physique directe de la visite et le déplacement dans un bâtiment, les moyens d’approche et de connaissance d’un édifice sont variés. Les architectes ont mis au point des modes de représentation codifiée qui leur sont propres : le plan, l’élévation, la vue axonométrique notamment.
B. Niveaux de lecture
Une architecture offre différents niveaux d’intelligibilité.
B.1. Les volumes
Un bâtiment est une combinaison de volumes variés. Ils peuvent être horizontaux pour un temple grec ou verticaux dans une cathédrale. Cette combinaison est fonction de proportions, implicites ou explicites : rapport entre les hauteurs respectives du toit et de la maçonnerie, par exemple, ou encore rôle de la colonne comme unité de proportion de l’édifice, dans la façade classique notamment. Les rapports entre les volumes extérieurs et intérieurs importent également.
B.2. Les façades
Elles peuvent être vides ou pleines. Les ouvertures rythment les façades. Les façades françaises du XVIIIe siècle, par exemple, sont percées de larges baies, alors qu’en Italie, les façades demeurent plus massives. Le cas des pyramides, totalement aveugles, est rarissime en architecture. L’aspect du mur est variable. Il peut être rugueux ou lisse, s’imposer ou se faire oublier, comme dans les " dentelles de pierre " gothiques ou les parois vitrées contemporaines. Une façade s’organise au moyen de lignes de force, représentées par des colonnes, des corniches, l’alignement des fenêtres, etc. On note enfin la présence ou l’absence d’ornementations (peintures, reliefs, jeux de matériaux colorés, etc.).
B.3. Les rapports extérieur / intérieur
Les relations entre l’intérieur et l’extérieur d’un bâtiment sont modulées par les ouvertures et la nature des matériaux. La pénétration de la lumière qui en est le résultat est un élément essentiel de l’usage et de l’esthétique de l’architecture. Elle ajoute à sa symbolique dans de nombreux édifices religieux par exemple. L’architecture moderne est parvenue à son entière maîtrise : elle domestique et optimise l’entrée de la lumière naturelle dans le bâtiment, et la complète par la lumière électrique. De nombreux architectes du XXe siècle, favorisant transparence et fluidité des espaces, cherchent à faire disparaître la notion " d’intérieur " et " d’extérieur " d’un bâtiment.
B.4. La dynamique ou la statique
Le regard pour lequel l’architecture a été conçue peut être statique ou dynamique. L’impression produite est liée à la fonction essentielle que l’architecte a attaché à son bâtiment : l’usage ou le symbole. L’architecte contemporain gère les déplacements des usagers et construit des promenades architecturales. Le musée Guggenheim de New York, par Frank Lloyd Wright, que l’on parcourt dans un mouvement de spirale descendante, en est un exemple. Au contraire, l’époque classique, en valorisant les fonctions symboliques, privilégiait des points de vue fixes et des perspectives. La basilique Saint-Pierre de Rome et la place qui la précède est un modèle du genre.
B.5. L’intégration à l’environnement
L’intégration de l’édifice au milieu naturel ou urbain est parfois prise en charge par l’architecte. Il arrive que ce dernier trace et aménage la place ou la rue qui borde sa ou ses réalisations. L’architecte construit souvent son bâtiment en relation directe avec son environnement immédiat. La dimension et la forme de la parcelle urbaine et des bâtiments voisins conditionnent son travail. Ou bien, comme Frank Lloyd Wright pour la maison Fallingwater, il conçoit l’édifice pour un site naturel précis. B.6. Le témoin d’un temps L’édifice est le témoin d’un temps. Ce temps peut être lointain et l’édifice dégradé, ou même à l’état virtuel (lorsqu’il n’en subsiste que des traces, des représentations). Le bâtiment porte en lui les traces des temps qui l’ont vu naître et se transformer. Il exprime le style, mais aussi les modes de vie et les valeurs d’une époque. La détermination du style est un moyen courant de classement et de datation de l’architecture, depuis les ordres de l’Antiquité, qui, du dorique au corinthien, caractérisent les édifices et distinguent les influences, jusqu’aux " ismes " (modernisme et post-modernisme, fonctionnalisme, brutalisme, etc.) de l’architecture contemporaine. Un bâtiment reste muet si on ne peut restituer son contexte culturel d’origine.